Comment savoir si quelqu’un utilise vos photos (et que faire)

Pour savoir si quelqu’un utilise vos photos, faites une recherche d’image inversée : chargez la photo dans Google Lens, TinEye, Bing Visual Search et Yandex Images, qui ensemble retrouvent la plupart des copies, même recadrées ou réduites. Pour un gros portfolio, un service de surveillance comme Pixsy ou Copytrack parcourt le web à votre place. Dès que vous trouvez une copie, gardez des preuves, car les pages changent et disparaissent. Décidez ensuite si vous demandez à être crédité, envoyez une facture ou demandez le retrait. Dans tous les cas, on vous demandera de montrer que la photo est la vôtre : gardez vos originaux et datez-les avant de publier.

Information générale, pas un conseil juridique pour un litige précis.

Étape 1 : cherchez votre photo

Chaque moteur a son propre index, utilisez-en plusieurs :

  • Google Lens / Google Images – le plus grand index. Sur ordinateur, ouvrez images.google.com et cliquez sur l’icône appareil photo ; sur mobile, l’icône Lens. « Correspondances exactes » écarte les images seulement ressemblantes.
  • TinEye – efficace pour les copies exactes et retouchées ; le tri « plus anciennes d’abord » montre où une image est apparue en premier.
  • Bing Visual Search – trouve souvent des copies sur des boutiques et réseaux que Google rate.
  • Yandex Images – fort sur les copies recadrées, retournées ou aux couleurs modifiées.

Cherchez avec le détail le plus reconnaissable et avec l’image entière : un voleur recadre souvent le filigrane ou un coin. Pour les photos produit, cherchez aussi directement sur les marketplaces (Amazon, eBay, Etsy, AliExpress, Temu), où les copies sont fréquentes et mal indexées.

Étape 2 : surveillez au lieu de vérifier à la main

MéthodeAdaptée pourLimite
Recherche inversée à la mainQuelques photos clés, gratuitLent ; il faut penser à recommencer
Services de surveillance (Pixsy, Copytrack, ImageRights)Gros portfolios ; certains poursuivent l’usage commercial contre une part de la somme récupéréeUsage commercial seulement, dans les pays couverts ; vous cédez une part du paiement
Google Alerts sur votre nom et votre marqueRetrouver crédits, mentions et articlesNe trouve pas les images elles-mêmes
Métadonnées dans vos fichiers (champs IPTC auteur et copyright)Copies enregistrées et partagées telles quellesLa plupart des réseaux sociaux les suppriment au chargement

Étape 3 : vous avez trouvé une copie – conservez-la avant qu’elle disparaisse

  1. Faites une capture de la page entière avec la barre d’adresse et la date visibles, et enregistrez l’image telle qu’elle y est servie.
  2. Archivez la page avec « Save Page Now » de l’Internet Archive (web.archive.org) : une copie indépendante et datée. Pour un usage commercial important, un constat par commissaire de justice est plus solide.
  3. Notez le contexte : entreprise, publicité, fiche produit, média ou publication personnelle ? L’usage commercial compte pour ce que vous pouvez demander.
  4. Vérifiez que vous ne l’avez pas licenciée. Relisez factures, ventes en banque d’images et publications sous Creative Commons avant d’écrire à qui que ce soit.

Étape 4 : décidez de ce que vous voulez

  • Un crédit ou un lien – souvent suffisant pour un blog personnel ou une petite page ; un message courtois marche généralement.
  • Un paiement – pour un usage commercial, envoyez une facture de licence rétroactive à vos tarifs habituels.
  • Le retrait – signalez à la plateforme ou à l’hébergeur. Dans l’UE, les hébergeurs doivent traiter les signalements de contenus illicites au titre du règlement sur les services numériques ; les prestataires américains traitent les notifications DMCA. La plupart des plateformes ont un formulaire droit d’auteur.
  • Un avocat – pour un usage commercial important ou répété, ou si l’autre partie affirme que la photo est la sienne.

Étape 5 : soyez prêt à montrer que la photo est à vous

Toutes ces voies aboutissent à la même question : est-ce vraiment votre photo ? Ce qui y répond :

  • Le fichier RAW et les autres vues de la même séance, que le voleur n’a pas.
  • Une résolution plus élevée que toute copie en ligne.
  • Les données EXIF – utiles, mais faciles à modifier, donc peu probantes seules.
  • Une date fiable antérieure à l’apparition de la copie.

Ce qu’ajoute un certificat StampR

Un certificat StampR lie l’empreinte SHA-256 de votre photo, ou d’un ZIP de toute la séance, à un horodatage électronique qualifié de BORICA B-Trust, avec votre déclaration de l’avoir réalisée. Selon l’article 41, paragraphe 2, du règlement eIDAS, sa date et son intégrité sont présumées exactes dans tous les États membres. Si vous horodatez avant de publier, vous pouvez montrer à une plateforme, un client ou un avocat que vous déteniez le fichier original avant que la copie existe, et chacun peut le vérifier sur la page de vérification. La photo n’est pas envoyée : seule son empreinte l’est.

Horodatez vos photos avant de les publier – le premier certificat d’un compte coûte 4,90 €.

Ce qu’il ne fait pas

  • Il ne trouve pas les copies. La recherche inversée et la surveillance s’en chargent.
  • Il ne retire rien. Les plateformes et hébergeurs le font après un signalement.
  • Il ne crée ni n’inscrit aucun droit. Le droit sur votre photo naît à la prise de vue.
  • Il ne peut pas antidater. Un horodatage fait après la copie ne montre que cette date postérieure.

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Questions fréquentes

Comment voir où ma photo est utilisée sur internet ?

Chargez-la dans Google Lens, TinEye, Bing Visual Search et Yandex Images. Chacun a son index, donc ensemble ils trouvent bien plus de copies qu’un seul.

Peut-on retrouver des photos volées sur Instagram ou Facebook ?

En partie seulement, car une grande partie du contenu n’est pas indexée. Cherchez l’image dans Google Lens, cherchez votre légende ou votre filigrane sur les plateformes, et demandez à vos abonnés de vous signaler les copies.

La recherche d’image inversée est-elle gratuite ?

Oui. Google Lens, TinEye, Bing et Yandex sont gratuits pour les recherches manuelles. Les services de surveillance sont payants ou prennent une part de la somme récupérée.

Que faire quand je trouve ma photo utilisée sans autorisation ?

Gardez d’abord des preuves, puis demandez un crédit, facturez une licence ou signalez-la à la plateforme. Pour un usage commercial important, consultez un avocat.

Comment montrer que la photo est à moi si quelqu’un la revendique ?

Le RAW, les autres vues de la séance et un original en plus haute résolution sont les signes les plus forts. Un horodatage qualifié antérieur à la copie ajoute une date indépendante.

Sources

Sources vérifiées le 05/11/2026.

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